affiche On vous emmene en bateau 2011
On vous emmène en bateau 2011
9 octobre 2011

Cyrano

cyrano

Distribution

Texte de:
Edmond Rostand

Mise en scène:
Stéphane Titelein

collaboration artistique:
Nicolas Ory

Avec :
Nassira Aiouaz
Cody Balan
Régis Bougnas
Cyril Brisse
Jacqueline Carpentier
Jean-Bernard Carpentier
Benoît Danten
Jean-Bernard Deleau
Céline Dupui
Martial Durin
Marie-Laurence Gay
Jean-Charles Gruchala
Karine Haezbaert
Alexandra Inion
Thierry Kun
Denis Lectez
Florent Louis
Ingrid Mars
Marjorie Matuszczak
Fabienne Osselez
Grégory Piton
Martine Roux
Delphine Sauvage
Stéphane Titelein
Maxence Vandevelde
Joël Verkempinck,

collaboration artistique:
Nicolas Ory

costumes:
Pascale Robin

assistante costumes:
Emilie Dufossé

objets :
Frédérique Bertrand

lumières:
Nicolas Faucheux

Régie générale et son:
Charlie Giezek

Production

Durée du spectacle 3 heures avec entr'acte.

coproduction:
Franche Connexion
Service Culturel de Montigny-en-Gohelle
Centre Culturel Matisse de Noyelles-Godault
Centre Culturel Effel de Carvin
Escapade d'Hénin- Beaumont et Droit de Cité

avec le soutien de la CAHC, du Conseil Général du Pas – de – Calais, du Conseil Régional Nord Pas – de – Calais et de la DRAC Nord Pas – de – Calais, remerciements à l'Hippodrome de Douai.

Cyrano de Bergerac, Cyrano pour les intimes et nous le sommes devenus, intimes, avec ce texte, ce monument de la littérature théâtrale populaire. Pourquoi monter Cyrano ? Pourquoi monter une pièce vieille de 107 ans quand on s'est, jusque là, investi dans l'écriture théâtrale contemporaine ? Pourquoi mettre en scène une pièce qui parle d'amour, de différence, d'exagération, de combat contre la bêtise et les racismes, de théâtre, de lettre, de guerre, d'usurpation, de tricherie et de paraître, de romantisme et de mauvaise foi ? Parce que !

Ah ! Non ! C'est un peu court, jeune homme !
On pouvait dire... oh ! Dieu ! ... bien des choses en somme...
En variant le ton, —par exemple, tenez :
Agressif : « moi, monsieur, si j'avais un tel nez,
Il faudrait sur le champ que je me l'amputasse ! »
Amical : « mais il doit tremper dans votre tasse :
Pour boire, faites-vous fabriquer un hanap ! »
Descriptif : « c'est un roc ! ... c'est un pic... c'est un cap !
Que dis-je, c'est un cap ? ... c'est une péninsule ! »
Curieux : « de quoi sert cette oblongue capsule ?
D'écritoire, monsieur, ou de boîte à ciseaux ? »
Gracieux : « aimez-vous à ce point les oiseaux
Que paternellement vous vous préoccupâtes
De tendre ce perchoir à leurs petites pattes ? »
Truculent : « ça, monsieur, lorsque vous pétunez,
La vapeur du tabac vous sort-elle du nez
Sans qu'un voisin ne crie au feu de cheminée ? »
Prévenant : « gardez-vous, votre tête entraînée
Par ce poids, de tomber en avant sur le sol ! »
Tendre : « faites-lui faire un petit parasol
De peur que sa couleur au soleil ne se fane ! »
Pédant : « l'animal seul, monsieur, qu'Aristophane
Appelle hippocampelephantocamélos
Dut avoir sous le front tant de chair sur tant d'os ! »
Cavalier : « quoi, l'ami, ce croc est à la mode ?
Pour pendre son chapeau c'est vraiment très commode ! »
Emphatique : « aucun vent ne peut, nez magistral,
T'enrhumer tout entier, excepté le mistral ! »
Dramatique : « c'est la Mer Rouge quand il saigne ! »
Admiratif : « pour un parfumeur, quelle enseigne ! »
Lyrique : « est-ce une conque, êtes-vous un triton ? »
Naïf : « ce monument, quand le visite-t-on ? »
Respectueux : « souffrez, monsieur, qu'on vous salue,
C'est là ce qui s'appelle avoir pignon sur rue ! »
Campagnard : « hé, ardé ! C'est-y un nez ? Nanain !
C'est queuqu'navet géant ou ben queuqu'melon nain ! »
Militaire : « pointez contre cavalerie ! »
Pratique : « voulez-vous le mettre en loterie ?
Assurément, monsieur, ce sera le gros lot ! »
Enfin parodiant Pyrame en un sanglot :
« Le voilà donc ce nez qui des traits de son maître
A détruit l'harmonie ! Il en rougit, le traître ! »
—Voilà ce qu'à peu près, mon cher, vous m'auriez dit
Si vous aviez un peu de lettres et d'esprit :
Mais d'esprit, ô le plus lamentable des êtres,
Vous n'en eûtes jamais un atome, et de lettres
Vous n'avez que les trois qui forment le mot : sot !
Eussiez-vous eu, d'ailleurs, l'invention qu'il faut
Pour pouvoir là, devant ces nobles galeries,
Me servir toutes ces folles plaisanteries,
Que vous n'en eussiez pas articulé le quart
De la moitié du commencement d'une, car
Je me les sers moi-même, avec assez de verve,
Mais je ne permets pas qu'un autre me les serve.

Les Dossiers

dossier de presse fiche technique

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